Billet d'humeur

L'agriculture, et notamment l'élevage, est un métier passionnant, physiquement dur, qui offre l'avantage d'un travail proche de la nature.

Ne dit-on pas que c'est le plus vieux métier du monde?

Prendre le temps de réfléchir sur le monde qui nous entoure, prendre le temps de réfléchir sur soi-même, de nos jours où la vie porte les gens et surtout les citadins dans un rythme beaucoup trop rapide. En gardant un troupeaux de moutons, on peut ressentir la tranquillité de la nature, parfois imprévisible, parfois austère, mais toujours accueillante à qui sait la respecter.

Notre association à pour but de promouvoir le pastoralisme dans les Alpes-Maritimes. Nous œuvrons pour faire vivre notre métier d'éleveurs de brebis, et en même temps nous formons des jeunes au métier de berger. Dans le cadre de notre association nous valorisons les produits issus de nos élevages.

Il y a de moins en moins de troupeaux et de familles qui vivent de l'élevage dans notre département.

Pourtant, une poignée d'éleveurs y croit !!!

Nous avons entrepris certains projets pour valoriser les fruits de notre travail, l'agneau des estives pour la viande, la valorisation de la laine, et la création d'un groupement d'employeurs dans le cadre de la formation de jeunes.

Toujours plein d'idées, nous comptons bien faire en sorte que vive ce métier ancestral !

 

Jean-Pierre Isnard, Président.

"Lettre aux éleveurs"

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Evènements

Prochains évènements à ne pas manquer, où l'APPAM tiendra un stand avec tous ses produits en laine locale :

  • 5 octobre : Fête de la laine à Colmars les Alpes (04)
  • 19 octobre : Fête de la brebis Brigasque à La Brigue (06)

 

Vous pouvez télécharger l'article du journaliste Robert Guinot sur les Journées nationales de la laine qui se sont déroulées à Felletin dans la Creuse en octobre 2013, auxquelles a participé l'APPAM.

Article Felletin 2013.jpg
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Nos liens

Nos partenaires et financeurs

Depuis les débuts de l'association, divers partenaires nous ont soutenu et encouragé dans notre travail. Vous les retrouverez ci-dessous.

Hommage...

 

C'est avec tristesse que nous avons appris fin mars le décès de notre ami

Pascal BONNEVILLE.

 

Pascal, tu étais membre du bureau dépôt  de notre association depuis de nombreuses années. Toujours fidèle à tes convictions lorsqu'il fallait défendre notre métier, partisan de la liberté de la brebis à vivre dans la nature sans prédation, partisan d'un mode d'élevage à l'ancienne, tu as fait partie de l'aventure sur la valorisation de la laine Brigasque avec la fabrication des tapis en partenariat avec l'APPAM. Tu auras donné de ton temps pour défendre notre cause.

 

Et si parfois, ta liaison avec ton amie la bouteille, nous a valu des réunions surréalistes, il est arrivé qu'on te prenne pour un farfelu, mais pour ceux qui te connaissaient bien, tous savaient que tu étais doté d'une intelligence et d'une humanité qui vont nous manquer.

 

Ciao l'ami !!!

 

Jean Pierre ISNARD, pour les membres de l'APPAM et du GEIQ.

 

Juillet.

Ca y est ! les troupeaux investir petite somme ont regagnés leur quartier d'été ou sont en passe de transhumer vers les pâturages d'altitude. La fraîcheur et l'herbe pourtant tardive cette année est enfin au rendez-vous. Pour les troupeaux des Préalpes l'été s'annonce très chaud et la ressource en herbe est loin d'égaler celle des années précédentes.

Bonne estive aux aides berger, bergers, éleveurs, brebis et agneaux !

 

Bonne navigation!

Actualités des associations

Le ramassage de la laine en suint chez les éleveurs de l'association a eu lieu tout début juillet, entre deux gouttes de pluie. Les 4.5 tonnes de laine récoltés attendent d'être triés en septembre à Biella, dans le Piémont Italien, pour de futures transformations.

 

Les aides bergers faire de petits investissements du GEIQ ont terminés leur formation théorique et pratique en partenariat avec  l'Ecole du Merle qui a surtout été riche en échanges et en rencontres. Ils ont regagnés "leurs" brebis, pressés de mettre en pratique les connaissances acquises et de vivre une saison d'estive.

La gazette des aides berger...

Retour d'expériences...

Camille POSOCCO, GEIQeur 2013/2014

" Voici mon contrat fini, 12 mois de garde à résumer en quelques lignes.

 

Au début, à la belle saison, tout est à apprendre : on court, on stresse, on oublie. Mais aussi on découvre, on essaye, on réussi. Trouver l’équilibre entre le « laisser faire » tant souhaité des éleveurs et la présence au troupeau requise pour un bon gardiennage n’est pas toujours facile. Mais petit à petit la compréhension arrive, la connaissance du terrain et des biais des brebis aussi. La relation avec le chien se développe. L’esprit se détend.

 

A ce moment là on change d’éleveur, de chien, de troupeau et de lieu de pâturage. Les relations sont à recréer, il faut retrouver ses repères. Heureusement cela se fait plus rapidement, l’expérience aide.

A ce moment là encore, l’hiver arrive. L’agnelage pour certains, que l’on envie les jours de pluie. Rajoutons des conditions de logement pas toujours facile, l’humidité, le froid, et l’hiver semble un peu long.

 

Mais la motivation est toujours là. Motivation de finir ce qui a été commencé, de réussir à passer l’hiver et surtout de continuer à apprendre pour être le plus prêt possible pour l’été qui arrive et ainsi oser franchir le pas en essayant de faire berger d’estive.

 

Beaucoup de gens à qui je parlais m’ont demandé si je ne me sentais pas trop seul. La réponse est « parfois oui et souvent non ». A travers le GEIQ, j’ai eu la chance d’apprendre et d’évoluer dans ce milieu accompagné des autres aide-bergers, des formateurs, des bergers de l’école du Merle, de Julien puis Marie, des éleveurs et de leur famille. Ont aussi compté la présence des bêtes : moutons, chèvres, patous et chiens de conduite ; De la faune sauvage ; Ainsi que la rencontre avec un randonneur ou un chasseur. Et bien sur la visite des proches.

 

Cette année a été très enrichissante et je salue cette initiative d’éleveurs de former des jeunes au métier de berger, surtout lorsque l’envie et la patience de transmettre leurs savoir-faires sont au rendez vous."

 

Camille

 

Benjamin MENONI, GEIQeur 2013/2014

 

" A celles et ceux qui, pour une raison ou une autre ont envie de vivre une expérience enrichissante, formatrice mais avant tout humaine.

 

Un an, voilà déjà un an que je garde des brebis, parti de rien, j’ai eu la chance d’apprendre, et de comprendre comment mener un troupeau. Travailler avec du « vivant » et les aléas que cela peut avoir…

 

Berger, ce métier qui laisse rêveur les promeneurs durant l’été, qui se demandent comment on fait pour vivre 3 mois en montagne ?

L’estive, un grand moment de liberté où l’on semble faire qu’un avec l’environnement qui nous entoure. Se remettre à notre juste place lorsque les éléments se déchaînent et que vous êtes seul dans ce grand espace, responsable des décisions pour mener à bien votre cheptel.

 

L’agnelage, dites moi dans quel métier, mis à part sage femme, vous aidez à donner la vie ?

Certes, l’agnelage est un travail rude, mais tellement attachant, lorsque vous voyez les agneaux naître, puis grandir « à toute vitesse »…

 

Ce contrat de professionnalisation permet de faire, pendant un an, un métier qui n’a pas d’âge, avec des personnes riches en savoir faire !

 

J’ai lu dans un livre un jour, « On ne naît pas berger, on le devient. »Alors, à celles et ceux qui désirent découvrir la mysticité de ce métier, soyez les bienvenus !! "

 

Benjamin

 

Julien PRAUD, GEIQeur 2012/2013.

 

"J'ai aimé évoluer dans la lenteur des rythmes naturels de la vie, entouré des éléments la constituant, dans le labeur d'une activité aux méthodes ancestrales.

 

Devenant salarié au sein du GEIQ, je suis devenu le témoin d'une réalité poignante de l'élevage extensif ovin. Dans la pénombre et le brouillard, je me suis étonné à faire complètement confiance aux troupeaux que les éleveurs nous confient. Un travail de partage et de sacrifice entre l'homme et la nature, ou le respect et l'amour sont pour moi les bases premières d'un élevage, d'une garde réussie. Entre terre et belle étoile, pas une journée ne se ressemble, aux fils des saisons, les paysages, le temps, nous accompagnent, marquant l'importance de telles méthodes de travail ayant un impact négatif minimum sur l’environnement.

 

En mon sens, la sauvegarde d'une biodiversité fragile, et d'une alimentation saine pour l'homme, dépendent de ces savoir-faire voués à s'enrichir tant humainement qu’écologiquement. Après cette année, je pense assurément qu'avec la connaissance pastorale, l'homme est alors un protecteur de la terre, à l'inverse des tendances actuelles liées au productivisme intensif. J'ai encore vu, cette année, la simplicité avec laquelle on peut faire le bien, comme la complexité de pouvoir faire le mal, tant humainement que sur un point strictement environnemental. Comme souvent, les solutions sont bien plus simples que les problèmes créés.

 

Le mental blindé de bonnes raisons, laissant suffisamment de place au cœur,  je me convains à penser que la douceur, ainsi que l'unité, remplit de bon sens et de compassion, peuvent faire changer l'ensemble des mortels. C'est dans ses nobles activités (paysans, pastres,... artisans..) que la vie prend pour moi tout son sens. Plus qu'un métier, ce travail est une vie, une culture à pérenniser ! Mais dans un monde où l'absurde permet d'avancer, ou les paradoxes révoltent, il est temps, oui !, de valoriser efficacement ces domaines trop oubliés.

 

Pour cela merci au GEIQ de tendre vers une cohésion collective, de donner la chance à la rencontre entre éleveurs souvent incompris, et jeunes souvent perdus dans un monde qui voudrait avancer sans eux. Une rencontre authentique vouée, je l’espère, à se pérenniser et évoluer pour que ses valeurs puissent continuer à vivre.

 

Dans la poussière d'azur se trouve quelques irréductibles, se posant réflexion et solution. La lumière et l'espoir se transmettent de génération en génération. Là se trouve mon bonheur d'avoir côtoyé ses personnages aussi divers que la faune et la flore les entourant.  

 

Merci d'être restés bruts, j'ai à présent plus de compréhension et les convictions gonflées à bloc pour rendre demain encore plus beau.

 

Inch Allah! Kenavo!! "

 

Julien